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Archive for février 2011

Je m’inspire du titre de ma nouvelle websérie fétiche, Comment survivre aux weekends ?, pour introduire ce billet. Avant de parler de ma propre ville d’adoption, je me dois de vous suggérer cette série formidable à tous ceux qui ne la connaissent pas. Elle me permet de me sentir chez-moi à l’autre bout du monde !

Mais maintenant, vous vous demandez sûrement ce que j’entends par « survivre » ? Eh bien, après trois semaines en Russie, je commence à ressentir un léger dépaysement et je suis étonnée par certains aspects de la vie moscovite. Il me semble donc intéressant de vous faire partager un petit guide de survie… qu’il faut prendre avec le sourire.

Comment survivre…

1) … à un horaire variable, voire inexistant ?

Tout ici est compliqué, oui oui tout vraiment. Il n’existe pas vraiment d’horaire et tout le monde est libre de ses allers et venus. Vous voulez aller au département des visas ? Il est fort possible qu’il soit fermé alors qu’il devrait être ouvert sans qu’on sache trop pourquoi. Mon amie Véronique-Aimée a elle aussi écrit un billet à ce sujet dernièrement. Difficile d’y échapper, c’est un peu troublant pour nous.

À titre d’exemple plus précis, je suis allée visiter un cours d’histoire de l’art la semaine dernière. J’arrive devant la porte à 15h40, il y a deux personnes qui attendent. Je suis pas étonnée que la porte soit fermée car le cours commence à 15h45. 15h50: le professeur n’est toujours pas arrivé… et il n’arrivera pas avant 16h20. Personne ne semble vraiment surpris. Disons que cela me laisse toujours un peu perplexe. Et pour ceux qui se demandent, non je n’assisterai pas à ce cours c’était disons pas pour moi !

2) … à l’alphabet cyrillique ?

Sujet essentiel d’aborder, l’écriture cyrillique est très charmante. Mais peu de gens savent qu’il s’agit d’une vraie gymnastique mentale pour les usagers de l’écriture latine. Saviez-vous que le « H » devient « N », que le « C » devient « S », que le « P » devient « R » ? Et je ne vous parle même pas de l’écriture manuscrite où le « D » devient « G » et le « T » devient « M » et des nouvelles lettres qui s’ajoutent… Bref des heures de plaisir à se tromper de prononciation. Mon conseil ? Equipez-vous de petits étiquettes à coller sur votre clavier d’ordinateur. Moins de 5$ sur ebay et une vie beaucoup plus facile !

Une solution efficace

Une solution efficace

 

3) … à la gigantesque patinoire qu’on appelle trottoir ?

Ici, il y a de la glace partout. Le sel est interdit donc les rues sont extrêmement glissantes. C’est simple,  quand on se promène, c’est certain qu’on aura la chance de voir quelqu’un tomber sur les fesses. Seules les femmes Russes les plus tendances, portant des talons aiguilles de 2 pouces, semblent à l’aise dans cet environnement. Elles doivent avoir un truc je peux pas croire ! Mais en tout cas, je suis très fière de mes bottes à crampons qui me permettent un bien être sur cette immense patinoire.

De la glace à perte de vue

4) … à la traite des fourrures !?!

Sous-titre intriguant je le sais, mais il faut absolument que j’en parle. Ici la mode et la fourrure ne font qu’un. Vous DEVEZ portez un élément de poil sur vous pour avoir l’air dans le vent. Alors petit truc : apportez-vous un petit accessoire en fourrure et on vous prendra pour des Russes !

5) … aux « surveillants » ?

Ah les surveillants ! Que dire de plus qu’il y a quelqu’un qui vous surveille peu importe l’endroit où vous vous trouvez. Vous descendez un escalier roulant dans le métro ? C’est certain qu’il y aura quelqu’un dans la petite cabine pour vous observer. Vous visitez un musée ? À chacune des pièces où vous vous trouverez il y aura quelqu’un d’assis… ou d’endormi, cas vécu au musée d’art moderne de Moscou. Ma solution : la Russian face ! Ayez l’air le plus bête possible et tout ira pour le mieux !

Heureusement, la majorité du temps on s’amuse beaucoup ici ;). Une chance qu’il y a ma coloc et la beauté du métro !

Moi-même et Alex à la station Mayakoskaya

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Une touche de poésie

Jeudi soir, j’ai été invité à manger un repas traditionnel de l’Autriche préparé par mes amies originaires de ce pays. Elles avaient invité aussi trois Russes, dont une qui a aussi décidé de cuisiner un repas typique. À cela s’ajoutait 3 Québécois.  Nous étions donc huit autour de la minuscule table du 8e étage. Wow quel souper extraordinaire !

En ordre, Olivia, Alex, moi, Lili, Alla, Katia, Yannik et Svetlana derrière la caméra

En ordre : Olivia, Alex, moi, Lili, Alla, Katia, Yannick et Svetlana derrière la caméra

Svetlana apparaît à droite complètement

Disons qu’il n’y aurait pas eu de place pour cuisiner un souper québécois par manque d’espace, mais ce n’est que partie remise.

Petite parenthèse, je pense bien que la cuisine a déjà failli passer au feu, on voit des ombres de fumée sur la tapisserie !

Mais pour en revenir au sujet principal, il est essentiel que je vous parle de la nourriture qu’on a mangé. Les Autrichiennes ont préparé un kaiserschmarren, cela ressemble à une crêpe sucrée, coupée en morceau sur lequel on ajoute des fruits. C’est vraiment délicieux. Lili a même dit qu’elle trouvait que ça avait un petit goût de queue de castor et j’étais bien d’accord.

Kaiserschmarren

Repas délicieux

 

Et la compétition était tout aussi forte du côté des Russes avec un porridge et une boulette de viande, je crois que c’était du porc.

Souper à la russe

Ce souper improvisé était très agréable et quel plaisir de partager tous ensemble notre expérience ici ! D’ailleurs, ce n’était pas simple de discuter parce que nous ne parlions pas tous la même langue. Les Autrichiennes parlaient allemand, anglais et russe. Les Québécois :  français, anglais et un mini russe. Deux Russes parlaient la langue du pays évidemment et l’anglais, mais l’une d’entre elle ne parlait que le russe et l’allemand. Il fallait donc toujours changer de langue, mais c’était bien agréable.

Au cours du repas, Svetlana a d’ailleurs eu une super idée, soit celle de nous demander de préciser notre mot préféré en russe, ce qui a ajouté une touche de poésie à l’événement. La proposition est allée dans toutes les directions. Certains l’ont choisi pour le sens et d’autres pour la prononciation. Je ne me souviens pas de tous les mots en russes, mais voici les traductions :

J’ai choisi le mot искусство (Isskustvo) signifiant art

Lili : amour

Alla : pourpre

Katia : stéthoscope

Svetlana : inspiration

Yannick : pourquoi

Olivia : diversité

Alex : formidable

J’ai trouvé cette idée originale et elle m’a beaucoup fait réfléchir !

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Ah je sais, j’ai été moins présente sur le blogue dans les derniers jours ! Pour me faire pardonner, je vous partage un des concepts que j’étudie dans mon mémoire de maîtrise. Le Новый быт (Novyj byt) est une expression que j’emprunte à Christina Kiaer. Dans les années 1920 et 1930, les artistes d’avant-garde tentaient de transformer le quotidien des gens en lien avec le développement du communisme. Sous une note plus légère, j’ai aussi l’impression que je dois m’adapter à une nouvelle vie quotidienne, me créer une routine à la russe.

Vous comprendrez qu’en cette première semaine de cours, j’étais vraiment en mode « adaptation » et je n’ai pas fait beaucoup de choses en dehors de l’université. D’ailleurs, je suis maintenant une étudiante officielle de RGGU avec ma carte étudiante. Je pense que j’ai un peu l’air russe, parce que souvent les gardes de me la demande même pas pour entrer !

Carte étudiante et café pour survivre à la session

Carte étudiante et café pour survivre à la session

 

Remarquez la Russian face ! Pas question d’être sympathique sur les photos ici. Il s’agit d’ailleurs d’une des photos du lot que j’ai du reprendre parce que la version québécoise n’était pas adéquate. Chose surprenante : je me suis rendue compte que les moscovites sont de véritables utilisateurs de photoshop et même pour des petites photos comme celle présentée. Ma version n’est pas trop pire, mais il y a de mes amis ici qui se sont fait allonger le cou, couper les oreilles et même maquiller artificiellement par ordinateur, il faut le faire !

Pour vous faire partager mon quotidien, il est aussi venu le temps de vous présenter ma coloc autrichienne, Alex (Alexandra). Vous la voyez ici avec Olivia, aussi originaire de pays que je visiterai dans deux mois (yé !)  lorsque nous nous trouvions au restaurant Vokzal, signifiant gare, et le resto est même présenté sous forme de train.

Alex et Olivia

Resto avec certains bancs rappelant les trains

Nos deux autrichiennes nous préparent un souper typique ce soir, j’ai bien hâte d’y goûter !

Je ne peux également vous écrire sans vous parler du premier cours à l’université que j’ai donné hier. Il s’agit d’un cours d’histoire de l’art pour les étudiants de troisième et quatrième années en études québécoises. Je dois monter l’entièreté du contenu des huit cours sous le thème de la « Culture artistique au Québec ». C’est très passionnant ! Pour l’instant, j’ai six étudiants, 4 filles et 2 gars, mais il est possible que d’autres personnes s’ajoutent parce qu’il y avait un conflit d’horaire hier soir. C’est à suivre mercredi prochain !

Et pour terminer, il ne faut pas m’en vouloir de moins visiter, je vous jure, il fait tellement froid que c’est de la torture de passer du temps dehors. Prédiction pour cette fin de semaine : -35 degrés. Pas étonnant qu’on ait l’air frigorifié 😉

Véro, MH, Olivier et moi face au musée d'histoire sur la Place rouge

Ok il faut vraiment que je m’achète une tuque !

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Back to the future

J’utilise cette expression pour introduire mon billet parce que c’est une phrase qui me trotte dans la tête depuis hier. Sur certains aspects, j’ai parfois l’impression que je suis de retour en 1991 (il y a 20 ans et en plus c’est le numéro de ma chambre !), mais sur d’autres les Russes sont une cinquantaine d’années à l’avance.

Pour les petits désagréments, je dirais que c’est assez difficile d’être constamment dans des lieux où les gens peuvent fumer. On dirait que j’avais complètement oublié les effets sur le corps. Heureusement, ma chambre est épargnée ! Je dirais aussi que le système de déneigement est très déficient. Vous pensez que les trottoirs ne sont pas déblayés au Québec ? Et bien, vous n’avez jamais mis les pieds en Russie. Il y a de la gadoue et de la glace partout. Je survie grâce à mes super bottes crampons. D’ailleurs, l’année dernière Simon et moi avions indiqué dans cet article sur St-Pétersbourg que nous avions vus des hommes déblayer un pont… à la pelle, c’est peu dire ! La sécurité routière est aussi minime, pratiquement personne ne s’attache en voiture et il faut bien regarder pour traverser la rue pour éviter d’avoir une mauvaise surprise.

Par contre, leurs activités culturelles, tout autant les spectacles que les musées ont tellement à nous apprendre. L’art est accessible à tous points de vue. Il y a de nombreuses représentations à tous les jours et à très peu de frais (une pièce de théâtre professionnelle peut coûter 200 roubles… environ 7$ !).

Ce que vous venez de lire est-ce que je voulais vous écrire hier soir, mais j’étais loin de me douter que la journée d’aujourd’hui allait aussi tourner sur le thème du film Back to the future.

***

Comme je vous l’avais dit, mon plan de la journée était de re-faire une touriste de moi-même et d’aller visiter la Place rouge. Je pars comme prévu avec mes copines Véronique-Aimée et Marie-Hélène en métro. C’est une journée particulièrement glaciale avec une température de -20 C. Nous allions rejoindre une de nos amies, Christina (une des trois qu’il y a ici), qui était avec son frère jumeau Olivier, en vacances une semaine à Moscou. Nous nous retrouvions au centre commercial Goum, très chic qui a déjà fait office d’en-tête sur la page principale de mon blogue.

Objectif : Rendre visite pour une nouvelle fois à notre cher ami Lénine avant de visiter la cathédrale St-Basile. On doit payer pour laisser l’appareil-photo. Il n’y a personne dû à la température sibérienne. La position du corps de Lénine a changé depuis ma dernière visite, mais le mausolée était en réparation l’année dernière donc cela ne m’a pas surpris. On passe donc rapidement devant ce héros soviétique et on sort à l’autre extrémité. Par contre, il faut retourner rechercher nos sacs à mains qui contiennent argent et appareil-photo. Le vent nous transperce le visage et on n’a pas le courage de revenir sur nos pas pour aller voir la cathédrale. Résultat : Je n’ai pris que deux photos avec mon zoom de loin, sachant que j’aurai la chance d’y revenir bientôt. Mon pèlerinage n’a donc pas été celui que je pensais.

Cathédrale St-Basile, au loin, sous la neige

On décide ensuite d’aller visiter l’intérieur du Kremlin. En chemin, on voit la flamme commémorative du soldat disparu et les gardes nous on fait une parade militaire.

Parade devant la tombe du soldat disparu

Il fait tellement froid que je m’aperçois que je ne peux plus prendre de photos, et c’est la même chose pour toute mes copines ! Nos batteries sont gelées ! On arrive ensuite au kiosque de vente de billets du Kremlin et une femme nous dit que c’est fermé. Eh oui, fermé pour une raison inconnue, un jeudi après-midi ! Décidément, la journée n’est pas celle que j’avais prévu au départ.

Après cela, nous n’avions plus le choix, il fallait rentrer nous réchauffer. On choisi d’aller dans une cour alimentaire, mais on me propose de choisir une Kartochka ou Kartochki, je ne suis plus certaine, un peu l’équivalent de la poutine ici. Il s’agit d’une patate au four ouverte dans laquelle on peut mettre une garniture. C’est très bon et très gras et en plus ça ne coûte pas cher. Good, j’adopte ! Son aspect visuel n’est pas très ragoûtant, mais on dit la même chose de la poutine. Il faut l’essayer si vous passer par la Russie.

Mets typique au restaurant Kartochka

Après le repas, on était à la recherche d’une activité intérieure. Il nous vient l’idée d’aller visiter le musée sur l’histoire de la conquête spatiale. Ce n’est pas à la base un musée que j’aurais choisi. Mais j’ai vraiment adoré mon expérience qui m’a fait voyagé dans le temps, encore une fois un lien avec le titre du billet.

Musée sur la conquête spatiale. En ordre, Marie-Hélène, Véronique-Aimée et Olivier

Christina et Olivier devant une fresque de Yuri Gagarin

L’intérieur était impressionnant, avec des morceaux de stations spatiales et d’habits d’astronautes. Il y avait aussi des vidéos d’archives. J’ai même pu voir Laïka, la première chienne ayant été dans l’espace, dans un court film. C’est un moment que j’ai beaucoup apprécié parce qu’il m’a fait pensé à ma Laïna, d’où le nom en était inspiré. Je n’ai pas pu prendre de la photo à l’intérieur parce qu’il fallait payer. Mais deux de mes amis en ont pris et elles vont me les donner.

Après tout cela, j’ai appris que le parc extérieur dédié à l’union soviétique était tout près. Ça aussi ça m’a permis de me retrouver le temps d’un instant à l’époque de Lioubov Popova et Varvara Stépanova. Il faisait tellement froid que je n’ai pu prendre que quelques photos avant que m’ont appareil refuse de s’ouvrir.

Il s’agit d’un long parcours dans lequel se trouvait des édifices ayant fait partie de l’Union soviétique, avec bien sûr tous les symboles affiliées, tel que la faux et le marteau ainsi que la statue de Lénine.

Édifice construit à l'époque soviétique

Mais la chose la plus étrange, ce que ce lieu, d’apparence très sérieux, à la mémoire d’une époque révolue, partage l’espace avec un parc d’attraction !?! Il y avait même des mascottes de Shrek et de Bob l’éponge que je n’ai pas photographié parce que c’était payant.

Parc d'attraction

Grande roue

Il paraît même que l’endroit se transforme en grand marché public l’été, c’est vraiment surprenant.

Comme vous voyez, une journée sous le signe de l’imprévu !

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Je viens tout juste d’apprendre une super nouvelle, que je désirais vous faire partager : je serai en charge d’un cours d’histoire de l’art pour les étudiants de 4e année du programme d’études québécoises. J’ai été bien étonnée d’apprendre tout ça après mon examen tellement difficile que s’en était comique. Disons que ça m’a remis de bonne humeur ! Je n’ai pas encore tous les détails, je vais en savoir plus lundi mais j’en suis bien contente. C’est un défi à ma portée puisque ce ne sera qu’un cous d’une heure 15. J’ai bien hâte d’en savoir plus et de vous donnez des nouvelles.

Demain je vais faire la tournée des lieux touristiques de la Place rouge !

 

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