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Archive for the ‘Moscou’ Category

Curiosités

Notre dernière journée à Moscou était extrêmement froide, mais ça ne nous a pas empêchés de la passer en se promenant à l’extérieur et de profiter de cette ville élégante. Nous avons notamment arpenté la rue Arbat, rue piétonnière remplie de restaurants et de boutiques de souvenirs.

Rue Arbat en fin de journée

On s’est arrêtés, intrigués par un autobus qui semblait être aussi un restaurant. Un peu comme le Muséobus est un autobus qui semble être aussi un musée.

Restaurant installé dans un autobus

On est entrés, curieux, et on s’y est sentis un peu à l’étroit. Marie a voulu s’arrêter parce qu’elle a vu qu’ils servaient de la soupe borsh, mais Simon était plus réticent, comme les deux plats principaux, le veau ou le mulet, ne l’inspiraient pas. Finalement, on a choisit chacun un des deux pour pouvoir y goûter. On avait très peu d’espace pour s’asseoir et une entrevue avec un chansonnier était projetée à l’avant de l’autobus sur un écran. Ils ont finalement enlevé l’écran et un vrai chansonnier a pris la place pour changer agréablement l’ambiance.

Au final, on a été très étonnés et l’expérience nous a fait pensé au film La graine et le mulet d’Abdellatif Kechiche. Dans ce film, un ex-employé de chantier naval décide d’ouvrir un restaurant sur un bateau et de faire participer toute sa famille, par exemple en présentant des spectacles de baladi. C’est le même genre de concept ici, et en plus on pouvait savourer le mulet, un type de poisson que nous ne connaissions pas. L’expérience s’est avérée inusitée mais bien agréable !

* * *

En soirée, nous avons décidé d’aller faire une dernière promenade sur la Place rouge que nous affectionnons beaucoup. Sur le chemin, nous avons encore une fois fait une étonnante rencontre : deux petits singes et un aigle amusaient la foule près du Kremlin. C’était vraiment très rigolo, mais on espère qu’ils n’ont pas eu froid car nous éions nous-mêmes frigorifiés.

Venez lire nos aventures demain, on vous racontera notre étonnant périple entre Moscou et St-Petersbourg !

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Jusqu’ici, on avait vraiment rien à redire sur notre séjour. On a fait de magnifiques rencontres et des découvertes passionnantes. Il est maintenant venu le temps de souligner un petit aspect plus désagréable. Notre hôtel est en haut de ce qui ressemble à un club de nuit. Vers 22h30 le soir, à partir du jeudi, les basses se font entendre, d’un volume qui ne dérange pas au début jusqu’à un volume très désagréable en fin de soirée. D’habitude, on réussi à bien dormir quand même, parce qu’on s’endort avant d’être vraiment dérangé et que la musique arrête vers 2h.

Mais, la nuit du dimanche au lundi, congé férié de la Journée internationale de la femme, on entendait encore la musique et les cris des fêtards à 9h15 le matin. Résultat: on a très mal dormi et, surtout, on s’est très mal réveillés.

Pour ceux qui planifieraient un voyage à Moscou, on hésite donc à vous recommander l’endroit pour cette raison. Toutefois, on ne peut pas vraiment chiâler parce que la situation et le prix de l’hôtel sont très avantageux.

Escaliers de notre "Hostel"

On peut dire que Moscou a le sens du nightlife. Ça nous a fait penser au film Les Poupées russes de Cédric Klapisch, quand Xavier sort dans les bars de Moscou avec la mannequin Célia. Lorsqu’elle sort du bar, pour s’en aller dans un autre, le soleil est en train de se lever… On savait donc quelque part à quoi s’attendre… sans savoir que ça nous rejoindrait jusque dans notre chambre.

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Dom nous faisait remarquer dans un commentaire que nous n’avions pas préciser quel est notre nouvel en-tête. Nous avons pris une photo au bout d’un des corridors du magasin Гум (qui se prononce Goum). Il s’agit d’un centre d’achats chic juste à côté de la Place rouge.

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On arrive déjà dans nos derniers jours à Moscou. On a quand même eu le temps de se familiariser avec certains lieux, certaines expressions écrites et un certain rythme de vie. Le matin, tout ouvre aux environs de 10h. Ce qui n’empêche pas la plupart des lieux d’attractions de fermer vers 17h ou 18h. On essaie donc de tout faire entrer dans cette plage horaire.

Mausolée de Lénine

Notre objectif de ce matin était d’aller voir le mausolée de Lénine, sur la Place rouge, en face de la patinoire installée temporairement et des centres d’achat. On voulait y aller mercredi au départ, mais ça semblait compliqué de faire la file pour y aller. On a même vu des travailleurs installer une grande clôture qui semble la nouvelle manière d’accéder au site funèbre.

Mausolée de Lénine

Le corps de Lénine a été préservé par Staline comme relique, contre sa volonté. Des scientifiques ont découvert un moyen de préserver son corps le mieux possible, secret qui a été révélé à la chute du communisme seulement. C’est assez spécial de voir ce corps, même si on est assez loin pour le confondre avec un mannequin. L’endroit est très bien gardé et on doit faire le tour du corps très rapidement.

Musée Maïakovski

Ensuite, on est allé faire le tour du musée Maïakovski. Marie cherchait l’endroit depuis un bon moment, qui lui avait été recommandé par une de ses collègues, Renée-Claude, et qui n’apparaissait pas dans notre guide. Finalement, il est très près de chez nous, juste en face de l’édifice de l’ancien-KGB (ou l’ancien édifice du KGB, selon que vous soyez un adepte de la théorie du complot ou non).

Le musée Maïakovski est intéressant parce qu’il tente de présenter les objets de manière originale. Déjà l’entrée du musée exprime qu’on veut nous montrer les choses sous un angle différent.

Marie devant le musée Maïakovski

Sans dessus-dessous

L’intérieur est construit principalement de structures de métal peinturées de couleurs pures. On y retrouve des objets ayant appartenus au poète russe, des journaux, des revues où il publia, des affiches qui exposent certaines idées proches des siennes, etc. Le lieu est construit comme une affiche révolutionnaire, comme un montage à partir d’éléments disparates. Lignes obliques, mentions écrites, le parcours qu’on y suit est comme celui de l’œil en face des affiches : sur quatre étages, on entre au rez-de-chaussée, on monte au premier pour ensuite se diriger vers le quatrième puis descendre un étage à la fois, avec quelques escaliers qui nous font remonter un peu; sortes de parenthèses dans la linéarité du parcours tout de même déstabilisant.

Passerelle dans le musée Maïakovski

Trois rencontres ont marqué ce parcours.

En entrant, une dame nous dirige dans le chemin alors que nous allions le faire à l’envers. Plus loin, on la croise à nouveau et elle nous raconte en français quelques passages de la vie de Maïakovski.

La pièce où on la rencontre est construite autour d’une structure métallique en forme d’avion, qui présente la revue L.E.F., revue particulière car elle regroupe plusieurs artistes/théoriciens de l’époque, notamment Rodchenko, Eisenstein (probablement le cinéaste soviétique le plus connu) et… Stepanova. On a failli passer à côté, mais Marie a vu la photo de son artiste, avec des modèles de tissus publiés dans la revue, ainsi qu’une œuvre textile suspendue dans les airs, un uniforme de sport. Encore une fois, c’est le hasard qui nous a mené à cette trouvaille.

Varvara Stepanova "portant" son vêtement de sport

La troisième rencontre est celle d’une jeune femme d’environ notre âge qui remarque que nous parlons français avec la dame. Elle semble très enthousiaste en venant nous parler. On la prend pour une Française, mais finalement, elle nous indique qu’elle vient de Sibérie et qu’elle étudie la langue française à St-Pétersbourg. Très sympathique, elle nous invite à l’appeler lorsqu’on sera là-bas pour aller au théâtre un soir (oubliez les bars, c’est LA place branchée en Russie!).

Il y a une petite librairie devant le musée où on a pu acheter quelques affiches constructivistes de propagande, parfois celles qu’on a vu dans l’exposition. On a acheté entre autres choses une affiche du film d’Eisenstein, Le Cuirassé Potemkine, qui sera fièrement affiché dans notre appartement.

Le Cuirassé Potemkine

Le Kremlin

On a terminé l’après-midi au Kremlin pour aller y visiter les cathédrales orthodoxes. C’est étonnant de voir qu’il y a tant de cathédrales si près les unes des autres. Elles ne sont pas aussi grandes que la Cathédrale du Christ-Sauveur que nous visitions hier, mais les murs sont littéralement tapissés d’icônes et de représentations sacrées, ce qui rend tout le travail d’une minutie impressionnante.

Cathédrale de la Dormition

On se demandait d’ailleurs quelle était la différence entre une cathédrale et une église. Dans la cathédrale St-Basile, que nous avons visitée la première journée, il y avait des subdivisions, chacune appelée une église. Les cathédrales sont toutes petites, et, contrairement aux églises telles que nous les connaissons, n’ont pas de bancs pour s’asseoir. Chaque église (pour la cathédrale St-Basile) ou chaque section est assez petite et semble consacrée à un élément précis. Moins évident qu’à Christ-Sauveur, plusieurs personnes semblaient être là pour des raisons de croyances, faisant le signe de croix devant le site des dépouilles de personnages importants.

Ce périple entre les murs rouges aura été très religieux. Très étonnant que près d’un siècle de gouvernance théoriquement athée ne semble pas avoir amenuisé les croyances du peuple.

On voulait aller à la bibliothèque de Lénine mais elle est fermée le dimanche et sera fermée demain, la Journée internationale de la femme étant un jour férié en Russie.

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Nous avons été très occupés dans les derniers jours ! Comme vous pouvez l’imaginer, le temps était venu de parcourir les musées. D’ailleurs, les visites que nous avons fait ont été très prolifiques et serviront les recherches de Marie. Nous avons visité le musée Tretiakov II, le musée Tsaritsyno et la galerie des collections privées du musée Pouchkin. En plus de tout ça, nous avons pu assister à un concert de violons et de chant, en plus de découvrir la cathédrale du Christ-Sauveur. Malheureusement, nous ne pouvions pas prendre de photos à l’intérieur des lieux, mais vous pouvez quand même voir certains endroits de l’extérieur. Installez-vous avec un bon café, vous avez de la lecture devant vous!

Tretiakov II

Jeudi matin, on commence par la galerie Tretiakov II, soit le musée consacré aux œuvres créées à partir du XXe siècle. On s’est perdus en s’y rendant (comme d’habitude, nous enverrons d’ailleurs un article à ce sujet dans les prochains jours), mais on a finalement trouvé l’endroit. On a été bien étonné de constater qu’il fallait des petits chaussons bleus, identiques à ceux portés chez le dentiste, pour parcourir le musée ! Cela semble même être une pratique courante dans ce type d’institution car l’expérience s’est répétée au Tsaritsyno. On a donc commencé notre visite de la galerie Tretiakov II en riant de notre accoutrement. Mais on s’est vite mis à penser à autre chose en tombant par hasard sur une reconstitution, grandeur nature, de la Tour de Tatline, aussi appelée Monument pour la IIIe International. Vraiment impressionnant !

Musée Tretiakov II

Tour de Tatline

Comme nous ne pouvions pas prendre de photos au musée, l’image de la tour, identique à ce que nous avons vu, a été trouvée ici: http://kozeltoujours.blogspot.com/2008/11/la-maison-dansante.html.

Puis, nous sommes entrés dans les salles consacrées à l’art d’avant-garde. Seuls dans ces salles, nous pouvions admirer des œuvres de Mihail Larionov, Natalia Gontcharova, Anton Pevsner, etc. Marie a également été très heureuse de trouver de l’information sur un artiste, Aristarkh Lentoulov, qui sera indispensable pour ses recherches car il avait été invité à travailler à l’usine avant Popova et Stépanova. Pour faire une histoire courte, Marie n’avait jusqu’ici aucune information sur lui, mais maintenant, elle aura une piste importante à suivre.

D’ailleurs Popova et Stépanova ne sont pas en reste et elles étaient aussi exposées. C’était d’autant plus intéressant que les œuvres présentées nous étaient inconnues. Marie ne comprenait toutefois pas pourquoi il n’y avait pas de tissus de Popova (il n’y en avait pas non plus de Stépanova), alors qu’elle avait reçu la liste existante des œuvres par une conservatrice du musée, Natalia Adaskina, qui est aussi l’auteure de la monographie principale sur Popova. Nous décidons donc de demander à l’administration. Grâce à la lettre en russe expliquant les recherches de Marie, les gens comprenaient notre objectif et étaient très enthousiastes et déterminés à nous aider. Parenthèse ici, vraiment, nous devons souligner la générosité de tous ceux que nous avons parlés (et il y en a plusieurs !), ils ont été d’une aide exemplaire. Nous avons constaté que malgré la barrière de la langue, rien n’est impossible, bien au contraire ! Pour en revenir à la recherche des esquisses de Popova, la dame à la réception a téléphoné à Natalia Adaskina et Marie a pu parler à la conservatrice au téléphone car elle parlait un peu anglais. Par chance, elle décide de venir nous voir. Mieux encore, elle nous propose de venir visiter les archives. C’est vraiment merveilleux car nous avons pu voir  toutes les œuvres de Popova restées dans la réserve, des pièces qui n’ont pas été vus par beaucoup de gens. Eh oui, il y avait des tissus !!! Marie a pu revoir les deux seules pièces de textiles véritables qu’elle avait vu à la Tate Modern et une esquisse de robe d’enfant. Elle a même pu voir trois nouveaux motifs de tissus !  Simon n’en revenait pas de la chance que nous avons eu de pouvoir entrer dans ces lieux. Cette opportunité est très rare et nous en sommes vraiment très reconnaissants.

Tissus de Popova conservés depuis les années 20

Tsaritsyno

Mais notre périple ne se termine pas là. Nous avons aussi poursuivi la piste des textiles en visitant le musée Tsaritsyno. Ce palais, très grandiose et placé dans un lieu magnifique, est en fait un château construit en partie comme caprice pour Catherine La Grande. Toutefois, sa construction n’avait pas été terminée à l’époque et elle était restée en ruine. Ce n’est que dernièrement, en 2007, qu’il a été complété. L’intérieur est donc très faste et chic.

Musée Tsaritsyno

Catherine La Grande

Nous sommes toutefois restés surpris en entrant dans les salles du musée car il s’agissait d’un musée d’histoire et non un musée d’art. Les cartels étaient seulement en russe donc il nous était difficile de tout comprendre le contenu des explications. Marie avait pourtant lu qu’il existait des pièces de Popova à cet endroit, mais il nous semble que cela reste très étrange dans les circonstances. Malgré tout, au troisième étage se trouvaient plusieurs tapisseries très modernes, éloignées des autres pièces exposées dans le musée. Étonnamment, elles avaient d’ailleurs beaucoup de similitudes avec les œuvres de Micheline Beauchemin. Nous n’avons finalement pas trouvé de tissus Popova, mais nous avons vécu une très belle expérience. Marie va continuer à enquêter sur ce sujet qui est bien intrigant.

Rendu au soir, le vendredi, nous avons pu voir un beau concert constitué principalement de violons interprétant une œuvre de Verdi, accompagné d’une chorale. Cet événement nous a permis de terminer notre journée en beauté.

Musée des collections privées

Samedi matin, nos pieds nous faisaient souffrir mais on avait tout de même envie de continuer à partir à la recherche de ces fameux tissus. Dernière destination : le musée des collections privées, à proximité du Musée Pouchkine. On s’est perdus (encore !), mais on a finalement pu trouver l’endroit. Heureusement, car elles contenaient une partie de la collection de Rodchenko et Stépanova, léguée par leur famille. Encore une fois, il y avait des tissus !!! Nous avons pu voir une reconstitution d’un tissu mauve et noir ainsi que six esquisses de vêtements qui semblaient être un entre-deux entre les vêtements de sport et les créations pour le théâtre. On a vraiment été chanceux, Marie n’en revenait pas de les avoir trouver. Peut-être existe-t-il d’autres informations là-bas, encore une fois, on continue à chercher ! Nous devons aussi ajouter que plusieurs personnes, comprenant que nous étions des étudiants du Canada, ont aussi voulu nous montrer des œuvres moins connues pour nous de la culture russe, c’était vraiment gentil de leur part. Une dame insistait pour nous montrer les toiles qu’elle jugeait pertinente et que nous semblions avoir manqué !

Simon devant le musée des collections privées

Cathédrale du Christ-Sauveur

Après tout ce travail, nous nous sommes rendus dans la cathédrale du Christ-Sauveur, tout près du musée. Simon a lu plus tard que cette église orthodoxe a été construite en 1997 sur le site d’une église détruite sous Staline qui l’avait temporairement remplacée par une piscine. Le décor était majestueux, presque sublime. Il y avait des reliques de saints exposés et nous avons été très surpris de constater que les gens embrassaient tous les vitres au même endroit, ce qui pour nous, vu de l’extérieur, est plutôt douteux du côté de l’hygiène. Loin de nous l’idée de juger de leurs traditions toutefois. On aurait pu croire que les églises sont visitées pour la plupart par des touristes intrigués par ce que la religion a érigé au cours des siècles où elle était forte. Mais la quasi-totalité des visiteurs était des dévots qui y étaient pour des raisons religieuses, enchaînant signes de croix orthodoxes (inverse aux Catholiques et avec trois doigts au lieu de deux…) et embrassant littéralement leur Foi devant nous.

Cathédrale du Christ-Sauveur

Finalement, notre journée s’est terminée par une séance de magasinage dans le froid au marché Ismaylovo, où nous avons pu trouver des jolies pièces d’artisanat à ramener à la maison.

Petit message à Jacqueline, finalement il semble que nos cartes de crédit soient fonctionnelles (pour les autres : nous avons vécu un court moment de panique jeudi soir croyant que nos cartes aient été gelées, mais il semble que c’était plus de peur que de mal !)

C’est maintenant le temps pour un dodo bien mérité !

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