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Archive for the ‘Moscou’ Category

On s’est dit que ça valait probablement la peine de vous donner un peu plus de détails sur notre chambre à Moscou. On a déjà parlé de l’aspect « artistique » que la cage d’escaliers et les couloirs revêtaient. Si l’immeuble est assez vieux, les chambres sont neuves et tout est très propre. Par contre, notre chambre est très modeste et est à peine plus grande que le lit. Nos bagages prennent l’espace restant, environ 2 pieds entre le bout du lit et le mur. Ce qui nous sert de table, c’est le bord de la fenêtre. D’autres chambres semblent trois fois plus grandes et ont une télé, mais elles étaient au moins deux fois plus chères. Pour la ville la plus chère du monde, on s’en sort très bien.

Notre lit

Notre fenêtre

Il n’y a ni comptoir, ni porte-serviette dans la salle de bain. Mais le gros problème, c’est la douche. Le fond de la douche, c’est le même plancher que la salle de bain, mais un peu plus profond, à peine 5 millimètres. Donc, premier soir, en arrivant, on prend nos douches et l’eau déborde. On se supervise pour ne pas qu’elle sorte de la petite pièce, notamment en protégeant le rebord avec une serviette et en repoussant l’eau vers le trou. Peut-être est-ce l’Europe qui prend des douches beaucoup plus courtes que les nôtres, nord-américaines? On informe tout de même la réception et, le lendemain, on essaie d’écourter le temps de lavage en prenant des pauses pour se savonner. Résultat – dû soit au débouchage du tuyau ou à notre réduction de temps –, plus de problème.

La mosaïque de la salle de bain est impressionnante. Vous avez peut-être d’ailleurs remarquer que notre en-tête a changé récemment? Même si la chambre est modeste, cette attention esthétique ajoute à l’atmosphère du lieu.

Aperçu de la salle de bain

On a droit le matin à un petit déjeuner (« petit » est à prendre ici au sens littéral). Corn Flakes avec lait, petits pains avec fromage ou marmelade, avec un Nescafé. C’est peu pour déjeuner comme un roi, mais c’est bien pour se remplir un peu le ventre avant de sortir explorer la capitale russe.

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Wow quelle journée extraordinaire aujourd’hui à Moscou ! Déjà, la journée a commencé de belle façon grâce au magnifique soleil qui rayonnait sur la ville. Dès mon réveil, je me suis sentie très bien, à peine stressée, c’était vraiment bizarre. Je suis habituellement très angoissée par les exposés, mais la c’était différent, je me sentais vraiment en confiance à l’idée de faire mes deux présentations. En fait, j’ai l’impression que je ne réalisais pas que j’allais vivre le moment le plus important de ma jeune carrière. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre donc impossible de prévoir le cours des événements.

Pour être honnête, le stress est embarqué rendu au local du Centre Québec-Moscou alors que j’ai vu, les cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq étudiants entrer dans le local ! Avec trois personnes j’aurais été satisfaite donc c’était bien au-delà de mes espérances. J’ai été vraiment très bien reçue par Ekaterina Isaeva, vice-directrice du centre Moscou-Québec avec Tatiana Mogilevskaya, et elle m’a présenté en russe aux étudiants d’études québécoises à l’Université d’État des sciences humaines.

Tout s’est très bien passé, c’est à peine croyable ! J’ai vraiment fait de mon mieux pour partager mes connaissances sur Lioubov Popova, Varvara Stépanova et Micheline Beauchemin. Seul minuscule bémol technique, c’est que j’ai dû interrompre ma première communication pendant 2 minutes car on a changé le panneau diffusant mon Power Point (jusque là, on avait installé une carte géographique du Québec tournée à l’envers sur le tableau !).

Après mes présentations, j’ai discuté avec Ekaterina devant le public et elle m’a appris qu’elle se souvient très bien des robes à motifs géométriques que portaient sa mère et sa grand-mère il y a plusieurs années. Elle ne savait pas que ce pouvait être issu d’une forme artistique issue du temps de la révolution. J’ai été vraiment très heureuse qu’elle me fasse cette révélation car elle me permet de voir que Popova et Stépanova ont peut-être eu une influence encore plus grande que je croyais au départ. Il me semble qu’elles ont ainsi fait un pas de plus vers leur objectif principal, celui de lier l’art et la vie. De ce fait, je me sens encore plus motivée à poursuivre mes recherches sur mes deux artistes constructivistes. Par ailleurs, je suis également très heureuse d’avoir fait découvrir Micheline Beauchemin à un public russe, sa production monumentale étant à mon avis une richesse culturelle encore trop peu méconnue, même au Québec.

Comme vous pouvez voir, je suis très enthousiaste par rapport à mon expérience. Je me considère tellement chanceuse d’avoir pu vivre un événement aussi riche en émotions. J’aimerais encore une fois remercier tous ceux qui m’ont aidé à réaliser ce rêve, soit Tania Mogilevskaya et Alexandre Sadetsky, ma directrice Annie Gérin, Ekaterina Isaeva, le CELAT et je me permets d’ajouter le programme Initiatives de la faculté des arts qui m’a aussi aidé dans ce beau projet.

Большое спасибо (merci beaucoup) !

Pour le plaisir, voici un petit pastiche du cinéma constructiviste, monté par Simon. Allumez vos haut-parleurs, il y a de la musique (eh oui, il y avait de la musique qui accompagnait les films muets !). Veuillez noter que la moitié des étudiants avaient déjà quitté la pièce lors de la photo finale.

Et finalement, il ne faut pas l’oublier, celui sans qui ce montage (et, finalement, ce blogue et ces photos aussi !) ne serait pas possible. Une petite photo prise lors de notre promenade pour trouver l’université.

Simon, monteur à ses heures

Désolé des problèmes techniques concernant les vidéos, celui du précédent message devrait maintenant fonctionner.

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Le voilà enfin, après trois jours d’attente, notre premier « vrai » billet sur ce blogue. Déjà, notre passage à l’aéroport de Montréal a été marqué de péripéties inusitées.

Tout d’abord, notre voyage a été marqué par un clin d’œil intéressant. Alors que nous attendions dans la file d’enregistrement des bagages, nous avons aperçu un chien juste en avant de nous. Pas n’importe quel chien, un labrador blond, comme Vincent dans la série Lost ! Connaissant Marie, elle a tenté de trouver un sens à cette rencontre. Ce ne pouvait être qu’un présage d’une belle aventure, plutôt que d’être le signe qu’on allait s’écraser sur une île déserte. Peut-être aussi est-ce simplement le signe qu’on est assez accroc à Lost pour les avoir apporter avec nous pour finir la saison 3?

En passant la douane, on a failli avoir un pépin. Un objet suspect a été détecté dans le sac de Simon. Selon l’image, l’objet semble être un tire-bouchon, placé dans une petite poche du sac à dos. Le douanier sympathique vide le sac tranquillement pour chercher cet étrange intrus. Il trouve finalement le coupable : c’était effectivement un tire-bouchon caché depuis longtemps dans le fond du sac, dans des sous-couches d’une de ses nombreuses poches. Le tire-bouchon était celui que Dom nous avait prêté il y a environ deux ans et était là pour ne pas que j’oublie de lui redonner… Mais le tire-bouchon en question avait aussi comme fonction intégrée une lame de couteau-suisse! Aucun problème finalement, on n’a pas eu de procès, par contre, Dom, on te doit un tire-bouchon. 😉

L’avion

Le voyage s’est quant à lui très bien déroulé, même si Moscou, c’est vraiment loin! On avait chacun un petit écran devant nous. Marie a eu une belle surprise en découvrant qu’elle pouvait voir le dernier film de Radu Mihaileanu, Le Concert, dont ses parents lui avaient parlé. Ce qui est intéressant de ce film, c’est justement que l’action se passe entre Paris et Moscou. Guy, je suis certaine que tu vas apprécier. Pour ceux qui ne connaissent pas le réalisateur, allez vite vous louer Va, vis et deviens!

Le Concert

Simon se réservait le grand écran et l’esprit sans mal de tête pour le voir. Mais, à sa grande surprise, il a constaté qu’il pouvait jouer à quelques jeux vidéo, dont une version adaptée de Space Invaders et un jeu d’échecs.

Jeu vidéo dans l'avion

Jeu vidéo dans l'avion

Nous arrivons maintenant au moment que vous attendiez tous, notre arrivée à Moscou. À l’aéroport, il fut difficile de trouver le meilleur chemin pour se rendre au métro. On a pris le train plutôt que les diverses offres de chauffeurs de taxi, un peu louches. À environ 30 minutes de train, on s’est rendus à une station de métro tout près de la nôtre. On a donc expérimenté le Moscou souterrain à l’heure de pointe alors qu’on n’avait pas dormi depuis 24 heures! On s’en est tout de même bien sortis.

Artel Artistic Hostel

Notre hôtel, le Artel Artistic Hostel, est vraiment situé à quelques minutes des attractions principales, soit la place rouge et le Kremlin. Notre logement est vraiment intéressant : au troisième étage d’un bloc, la cage d’escaliers est peinte de façon originale, en vert et bleu, dans un style très actuel. Les couloirs sont sombres éclairés aux néons. Il répond bien à nos attentes par son côté artistique « underground ».

Entrée de notre Hostel

La première journée de visite

Dès notre réveil, on est allé se promener un peu jusqu’à la Place rouge. La cathédrale St-Basile est beaucoup plus petite qu’on pense. Elle est en fait divisée en sept petites églises qui sont en fait de petites pièces consacrées aux Saints de la journée d’une victoire militaire importante du XVIe siècle.

Marie devant la Cathédrale St-Basile

La Place est entourée de la cathédrale, de la fortification du Kremlin, d’un bâtiment rouge mystérieux qui reste encore à identifier et d’un centre d’achat de luxe. Au milieu, il y a une patinoire extérieure aux couleurs des costumes olympiques russes à Vancouver.

En après-midi, on a tenté de trouver l’Université d’État des sciences humaines où Marie doit donner sa conférence demain. Après avoir déambuler pendant plus de trois heures autour d’une station de métro, il semble que nous n’étions pas au bon endroit! Cela nous a permis néanmoins de goûter un peu à leur McDo (car on ne sait pas dire « en trio » en russe), mais a devoir le manger à l’extérieur, à environ 2 degrés, parce qu’il y avait trop de monde. On a aussi abouti dans un pavillon d’université de santé dentaire, confondu avec l’université en question.

En soirée, on rencontrait Tania, la professeure de russe de Marie. Elle nous a offert une belle surprise en nous invitant à aller voir de la danse au Kremlin. La salle de spectacle a une capacité de 5000 personnes et était presque rempli, un mercredi soir. Il semble vraiment que les Russes ont ce type de sorties ancré dans leurs habitudes. Tania nous disait que la salle avait été conçue pour que chaque place ait une aussi belle vue. C’était le lieu des rencontres du Parti communiste à partir de sa construction par Khroutchev dans les années 60. On a vraiment aimé notre expérience, les danseurs étaient très talentueux et impressionnants!

Billet du spectacle de danse

Demain, c’est le jour J pour Marie. On vous en redonne des nouvelles!

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