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Back to the future

J’utilise cette expression pour introduire mon billet parce que c’est une phrase qui me trotte dans la tête depuis hier. Sur certains aspects, j’ai parfois l’impression que je suis de retour en 1991 (il y a 20 ans et en plus c’est le numéro de ma chambre !), mais sur d’autres les Russes sont une cinquantaine d’années à l’avance.

Pour les petits désagréments, je dirais que c’est assez difficile d’être constamment dans des lieux où les gens peuvent fumer. On dirait que j’avais complètement oublié les effets sur le corps. Heureusement, ma chambre est épargnée ! Je dirais aussi que le système de déneigement est très déficient. Vous pensez que les trottoirs ne sont pas déblayés au Québec ? Et bien, vous n’avez jamais mis les pieds en Russie. Il y a de la gadoue et de la glace partout. Je survie grâce à mes super bottes crampons. D’ailleurs, l’année dernière Simon et moi avions indiqué dans cet article sur St-Pétersbourg que nous avions vus des hommes déblayer un pont… à la pelle, c’est peu dire ! La sécurité routière est aussi minime, pratiquement personne ne s’attache en voiture et il faut bien regarder pour traverser la rue pour éviter d’avoir une mauvaise surprise.

Par contre, leurs activités culturelles, tout autant les spectacles que les musées ont tellement à nous apprendre. L’art est accessible à tous points de vue. Il y a de nombreuses représentations à tous les jours et à très peu de frais (une pièce de théâtre professionnelle peut coûter 200 roubles… environ 7$ !).

Ce que vous venez de lire est-ce que je voulais vous écrire hier soir, mais j’étais loin de me douter que la journée d’aujourd’hui allait aussi tourner sur le thème du film Back to the future.

***

Comme je vous l’avais dit, mon plan de la journée était de re-faire une touriste de moi-même et d’aller visiter la Place rouge. Je pars comme prévu avec mes copines Véronique-Aimée et Marie-Hélène en métro. C’est une journée particulièrement glaciale avec une température de -20 C. Nous allions rejoindre une de nos amies, Christina (une des trois qu’il y a ici), qui était avec son frère jumeau Olivier, en vacances une semaine à Moscou. Nous nous retrouvions au centre commercial Goum, très chic qui a déjà fait office d’en-tête sur la page principale de mon blogue.

Objectif : Rendre visite pour une nouvelle fois à notre cher ami Lénine avant de visiter la cathédrale St-Basile. On doit payer pour laisser l’appareil-photo. Il n’y a personne dû à la température sibérienne. La position du corps de Lénine a changé depuis ma dernière visite, mais le mausolée était en réparation l’année dernière donc cela ne m’a pas surpris. On passe donc rapidement devant ce héros soviétique et on sort à l’autre extrémité. Par contre, il faut retourner rechercher nos sacs à mains qui contiennent argent et appareil-photo. Le vent nous transperce le visage et on n’a pas le courage de revenir sur nos pas pour aller voir la cathédrale. Résultat : Je n’ai pris que deux photos avec mon zoom de loin, sachant que j’aurai la chance d’y revenir bientôt. Mon pèlerinage n’a donc pas été celui que je pensais.

Cathédrale St-Basile, au loin, sous la neige

On décide ensuite d’aller visiter l’intérieur du Kremlin. En chemin, on voit la flamme commémorative du soldat disparu et les gardes nous on fait une parade militaire.

Parade devant la tombe du soldat disparu

Il fait tellement froid que je m’aperçois que je ne peux plus prendre de photos, et c’est la même chose pour toute mes copines ! Nos batteries sont gelées ! On arrive ensuite au kiosque de vente de billets du Kremlin et une femme nous dit que c’est fermé. Eh oui, fermé pour une raison inconnue, un jeudi après-midi ! Décidément, la journée n’est pas celle que j’avais prévu au départ.

Après cela, nous n’avions plus le choix, il fallait rentrer nous réchauffer. On choisi d’aller dans une cour alimentaire, mais on me propose de choisir une Kartochka ou Kartochki, je ne suis plus certaine, un peu l’équivalent de la poutine ici. Il s’agit d’une patate au four ouverte dans laquelle on peut mettre une garniture. C’est très bon et très gras et en plus ça ne coûte pas cher. Good, j’adopte ! Son aspect visuel n’est pas très ragoûtant, mais on dit la même chose de la poutine. Il faut l’essayer si vous passer par la Russie.

Mets typique au restaurant Kartochka

Après le repas, on était à la recherche d’une activité intérieure. Il nous vient l’idée d’aller visiter le musée sur l’histoire de la conquête spatiale. Ce n’est pas à la base un musée que j’aurais choisi. Mais j’ai vraiment adoré mon expérience qui m’a fait voyagé dans le temps, encore une fois un lien avec le titre du billet.

Musée sur la conquête spatiale. En ordre, Marie-Hélène, Véronique-Aimée et Olivier

Christina et Olivier devant une fresque de Yuri Gagarin

L’intérieur était impressionnant, avec des morceaux de stations spatiales et d’habits d’astronautes. Il y avait aussi des vidéos d’archives. J’ai même pu voir Laïka, la première chienne ayant été dans l’espace, dans un court film. C’est un moment que j’ai beaucoup apprécié parce qu’il m’a fait pensé à ma Laïna, d’où le nom en était inspiré. Je n’ai pas pu prendre de la photo à l’intérieur parce qu’il fallait payer. Mais deux de mes amis en ont pris et elles vont me les donner.

Après tout cela, j’ai appris que le parc extérieur dédié à l’union soviétique était tout près. Ça aussi ça m’a permis de me retrouver le temps d’un instant à l’époque de Lioubov Popova et Varvara Stépanova. Il faisait tellement froid que je n’ai pu prendre que quelques photos avant que m’ont appareil refuse de s’ouvrir.

Il s’agit d’un long parcours dans lequel se trouvait des édifices ayant fait partie de l’Union soviétique, avec bien sûr tous les symboles affiliées, tel que la faux et le marteau ainsi que la statue de Lénine.

Édifice construit à l'époque soviétique

Mais la chose la plus étrange, ce que ce lieu, d’apparence très sérieux, à la mémoire d’une époque révolue, partage l’espace avec un parc d’attraction !?! Il y avait même des mascottes de Shrek et de Bob l’éponge que je n’ai pas photographié parce que c’était payant.

Parc d'attraction

Grande roue

Il paraît même que l’endroit se transforme en grand marché public l’été, c’est vraiment surprenant.

Comme vous voyez, une journée sous le signe de l’imprévu !

Je viens tout juste d’apprendre une super nouvelle, que je désirais vous faire partager : je serai en charge d’un cours d’histoire de l’art pour les étudiants de 4e année du programme d’études québécoises. J’ai été bien étonnée d’apprendre tout ça après mon examen tellement difficile que s’en était comique. Disons que ça m’a remis de bonne humeur ! Je n’ai pas encore tous les détails, je vais en savoir plus lundi mais j’en suis bien contente. C’est un défi à ma portée puisque ce ne sera qu’un cous d’une heure 15. J’ai bien hâte d’en savoir plus et de vous donnez des nouvelles.

Demain je vais faire la tournée des lieux touristiques de la Place rouge !

 

Je consultais récemment mon dernier article et j’ai constaté qu’on ne comprenait peut-être pas trop bien l’organisation de mon coin de chambre-bureau. Pour remédier à la situation, j’ai pris une nouvelle photo qui donne une vision plus globale de mon espace.

Mon univers

Et maintenant, la vue à partir de ma chambre. Il s’agit d’un des pavillon, où il y a des cours ainsi que des résidences d’étudiants.

Vue de la fenêtre

Je vous fais également visiter le 8e étage, de façon à bien voir comment c’est fait. Ainsi, ma famille et mes amis peuvent bien voir où j’habite. Mais je me disais également qu’il est peut-être possible qu’un étudiant fasse le même échange que moi dans un futur proche et c’est tellement rassurant d’avoir des points de repères avant de se lancer vers l’inconnu. J’ai d’ailleurs eu la chance de lire le blogue de MH Ratel, une amie ici, quelques jours avant mon départ et ça m’a grandement aidé.

Donc, ici vous voyez le corridor, avec une dizaine de portes en tout.

Corridor du 8e étage

À chacune des extrémités, on retrouve la cuisine et la salle de bain.

La cuisine n’est pas très grande, mais fonctionnelle.

Cuisine

On ne retrouve qu’une toilette et une douche pour les 20 étudiants sur l’étages. Pour l’instant, ça ne pose pas de problème car ce n’est pas tout le monde qui est arrivé. Il semblerait toutefois que ça se passe généralement bien. Heureusement, le tout est très propre.

Toilette

 

La douche est très grande et chaude. Seul désagrément, il n’y a pas de rideaux dans la fenêtre, il faut donc être prudent… Ce n’est par contre pas aussi ouvert sur les autres étages.

 

Douche

Fenêtre peu intime

 

Alors voilà, vous savez maintenant tout des résidences de la RGGU. Je devrais bientôt commencer à me promener un peu plus loin dans la ville. Aujourd’hui, je devais absolument aller m’enregistrer à l’université et prolonger mon visa. On nous dit que cette paperasse prend deux semaines, mais il semblerait que ça prend environ un mois… J’ai dû refaire les 8 photos que j’avais fait au Québec parce qu’elles n’étaient pas conformes (me semble…grrrr, 60$ dollars de perdu…). Mais point positif, j’ai remangé du borsh que j’adore pour faire passer le tout !

Et mon défi de la journée est de réviser mes notes de russes parce que j’ai un examen de classement ce mercredi. Objectif : ne pas avoir l’air trop poche tout en étant classé dans le cours de base avec mes copains du Québec (ce qui devrait normalement être le cas).

Pour ceux qui attendent les photos plus typiques de la Place rouge consultez mes archives ! Mais je devrais y retourner bientôt pour voir si ça a changé depuis mon dernier passage l’année dernière.

 

Après avoir siesté une partie de la journée ce samedi, je me sens en forme pour vous présenter ma résidence à l’Université d’État des sciences humaines de Russie (Российский Государственный Гуманитарный Университет) communément appelé RGGU. Pour l’instant, je n’ai pas encore beaucoup visité les lieux environnants, mais le campus est très bien, avec de nombreux édifices. De la cour intérieure, on peut voir un édifice assez majestueux, je crois qu’il se donne des cours à cet endroit.

Édifice non identifié

Édifice non identifié

À la droite de ce bâtiment se trouve ma résidence, où logent les étudiants étrangers. Il s’agit de l’édifice no 4, je loge au 8e dans la grande chambre 91. Je n’ai pas encore trouvé la logique dans les numéros !

Résidence logée dans l'édifice no 4

Voici maintenant ma chambre et il faut faire le tour de droite à gauche pour bien voir le positionnement de la pièce. Il s’agit d’une chambre double parce que je devrais avoir une colloque autrichienne d’ici peu, mais elle n’est pas encore arrivée. Je suis heureuse qu’il y ait le lavabo dans la chambre. Voici donc mon nouveau chez-moi :

Lavabo pratique

Lit et coin de bureau de ma future colloque

Lit et coin bureau de ma future colloque

 

Son bureau

Mon lit

Remarquez le perfect match entre la tapisserie et ma couverture !

Mon bureau

L’endroit où je peux garder contact avec le Québec !

Je vous laisse le suspense pour demain pour vous montrer l’extérieur de la chambre, je suis attendue à un souper d’anniversaire d’une québécoise.

Alors voilà, maintenant c’est vrai, je m’envole dans 1h00 pour le périple le plus fou de ma vie, celui de vivre à Moscou. Jusqu’à la dernière minute j’ai hésité à me lancer. Je suis fébrile, apeurée, stressée, mais je sens que tout ceci en vaudra la peine. L’occasion est trop belle, je ne pouvais pas la manquer. J’ai besoin de vous mes lecteurs, envoyez-moi des ondes positives et des messages de soutien.

Alors me voici, avant mon départ.

Le vrai départ

Au plaisir de vous envoyer des nouvelles après mes 15 longues heures perdues dans les fuseaux horaires. À bientôt !