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3 ans plus tard

Je réalise que je n’ai jamais réellement écrit le dernier article que j’avais annoncé en 2011. Trois années ont passées et mon dernier voyage en Russie a été véritablement un point tournant dans ma vie. Je pense que j’avais besoin de temps avant de clore officiellement ce chapitre intense et chargé d’émotions. Pourtant, bien des choses ont changé depuis mon séjour à Moscou. Je suis maintenant la maman de Laurent, âgé de 20 mois.  Je rédige un blogue sur la vie de parent-étudiant avec mon mari Simon. Il s’agit d’un dernier billet de ce blogue. Mais ce n’est pas la fin de mes chroniques. Pour continuer à me lire, visitez Une vie entre paren(thèses).

Portrait de famille

Portrait de famille

J’ai choisi d’écrire mon avant-dernier billet sur le ballet Le lac des cygnes que je suis allée voir la semaine dernière. Je vais aussi en profiter pour vous parler des rapprochements que je peux faire entre mes propres expériences et celles des autres récits que j’ai pu lire ou voir avant de me lancer dans l’aventure. J’aime me plaire à croire que ce sont des « signes » qui ont influencé ma propre vie (et du même coup faire réagir ceux qui n’y croient pas :P)

Les cygnes

Billet du spectacle

Je me considère très chanceuse d’avoir vu les danseurs russes dans cette oeuvre mémorable qu’est Le lac des cygnes. Tout était absolument parfait : les pas rythmés, la musique interprétée par un orchestre et les décors. C’est difficile de trouver les mots pour décrire l’événement, mais disons seulement que je suis que très rarement touchée par la danse et cette fois-ci, ça m’a vraiment fait vibrer. La durée du spectacle, était considérable, environ 3 heures, mais ça a passé à une vitesse folle. J’aurais aimé prendre des photos mais malheureusement c’était impossible.

Petite anecdote encore une fois : vous voyez le prix de 1200 roubles sur le billet? Eh bien ce n’est pas le prix que j’ai payé. Ma coloc et moi avons reçu un appel du bureau de vente de billets nous disant qu’il y avait une erreur. On ne comprend pas trop, on tente d’avoir des informations mais la femme abandonne parce qu’on ne parle pas assez bien le russe. Finalement, on se rencontre que j’ai payé 800 roubles (27$) pour un billet qui en vaut 1200 (40$) ! C’est cool, j’avais une super bonne place, au centre dans le parterre.

Les signes

Et maintenant, qu’est-ce que je veux dire par signes ? En fait, je trouve que l’ensemble de mon séjour en Russie est rempli de clin d’oeil, de petites surprises imprévues par rapport à mes visites qui me fait voir le tout différement. Comme par exemple, lorsque j’étais au ballet, je me sentais comme dans un de mes films préférés, Les poupées russes de Cédric Klapish. La musique, la danse, tout était identique à la scène en Russie où William amène ses amis voir sa future femme au ballet. Et bien sûr, l’ensemble de ce film me fait aussi penser à mon aventure ici, par l’endroit bien sûr, mais par le dépaysement et les endroits visités. Sans compter la référence à L’auberge espagnole, le premier opus, que je regarderai maintenant avec nostalgie, parce que je sais ce que c’est que d’apprendre à vivre dans un autre pays, sans point de repère, mais où les amis de partout dans le monde nous aident à apprécier chaque instant.

Il s’agit d’un premier exemple de signes, mais j’en ai bien d’autres. Dernièrement, j’étais avec Maylina, Kristina et Alexe et on avait prévu visiter la Galerie Tretiakov. On arrive devant le musée et il y a une longue file d’attente. Découragées, on décide de passer notre tour. Arrivées au bout de la rue, on tombe sur les arbres à cadenas, un lieu que je voulais voir mais que je n’avais aucune idée où il se trouvait. Il s’agit d’un endroit où les amoureux viennent sceller leur amour en jetant la clé du cadenas dans la Moskva. Madeleine et Olivier en avait parlé dans Transsibérien mon amour, une série  fantastique qui a aussi donné le ton à mon voyage.

Voici à quoi ça ressemble :

Arbre féérique

C’est un lieu hautement convoité par les nouveaux mariés, peu importe le jour de la semaine.

Mariage russe en hiver

Eh vous voyez la tour sur la première photo des arbres ? J’ai une anecdote pour ça (eh oui encore). L’année dernière, Simon et moi sommes allés à la Nouvelle Galerie Tretiakov, on se rend à pied à partir du métro. On constate qu’il y a quelque chose au loin, mais on y porte pas d’intérêt. Au retour de la maison, on se rend compte qu’on a raté une immense et très célèbre sculpture de Pierre Le Grand, très peu apprécié des Moscovites.

Gigantesque sculpture sous un ciel bleu

Vous vous demandez comment on a pu la rater ? Eh bien moi aussi !!!

Finalement, dernière référence et non la moindre. En janvier, alors que j’étais dans le stress de la préparation de mon départ, je suis tombée par hasard sur une critique du livre Moscou Cosmos par André Girard. Je me rend compte qu’il relate l’histoire d’un homme à l’Université d’État des sciences humaines de Russie, mon université, publié à l’automne 2010 ! Je me garde la surprise pour l’avion. Dans le livre, je retrouve tous les endroits que j’ai visité, les lieux qui me sont devenus communs. Le nom de la directrice du centre, Tania Mogilevskaya y est même indiqué ! Avouez que la correspondance est frappante.

Moscou Cosmos

Revenez lire la finale de mon aventure la semaine prochaine (déjà!), je vous promets un petit bilan de mes impressions sur cette étape importante de ma carrière, mais qui a aussi été une sorte de thérapie me permettant d’en apprendre plus sur moi-même.

Ah je vous néglige encore une fois, je le sais ! Mais je vous assure, c’est vraiment pas facile de combiner l’apprentissage du russe, les recherches de maîtrise et les sorties culturelles. Les dernières visites doivent absolument rentrer dans un délai de moins de  3 semaines, donc je manque assurément de temps. Je vous annonce également que vous lisez un des trois derniers articles sur la Russie, le décompte ultime est commencé.  Bon ok , je vous promets un article sur l’Autriche en postscriptum du contenu de ce blogue😉

Parlant de semaine occupée, les derniers jours ont assurément été très chargés avec le début des festivités sur le mois de la francophonie. J’ai assisté à plusieurs événements qu’il me fait plaisir de vous raconter.

Mercredi dernier, c’était la table ronde sur le thème « Le Québec d’hier à aujourd’hui ». Je présentais une conférence sur le thème de Paul-Émile Borduas et le Refus global. Nous étions 4 Québécois à présenter et il y avait 10 Russes qui présentaient le projet final d’études. Nous avons pu pratiquer notre oreille parce que toutes ces conférences étaient entièrement en russe.

Le lendemain, c’était le lancement d’un recueil de poésie de grands poètes québécois. Les textes ont été choisis et traduits par des Russes passionnés de notre culture. Deux professeur à l’université Laval étaient présents et c’était très émouvant de les entendre parler de littérature. La rencontre avait lieu dans une magnifique salle d’exposition faisant aussi office de salle de conférence.

Salle d'exposition

Petite anecdote digne de la Russie : alors que je prenais ces anodines photos, une « surveillante » m’a (pas très poliment) demandé de cesser. J’ai alors compris qu’il y avait un photographe « officiel » pour l’événement et que je devais pas aller à l’encontre de leur style de photos… Regardez comme je suis rebelle😀. Mais blague à part, l’endroit était vraiment agréable et artistique à la fois.

Vendredi matin, j’ai tout d’abord eu droit à un déjeuner surprise offert par Tania, en visite en Russie. Ça a bien commencé ma journée ! Je peux aussi enfin votre montrer une photo de toute notre gang réunie.

Tania, Marie (pianiste), Éric, Véro, Hubert, Maylina, MH, moi et Yannick. Christina derrière la caméra

En après-midi, c’était le magnifique concert offet par Lili Lorenzana-Bilodeau et Marie Fortin (sur la photo), ayant pour thème « Paysage sentimental », sur des chansons françaises et russes. Un moment de pur bonheur, vraiment !

Les voici à la fin de leur récital. Autre petite anecdote : l’homme aux cheveux poivre et sel sur la photo est nul autre que l’ambassadeur du Canada en Russie. J’étais impressionnée qu’il soit là avec sa femme !

Marie et Lili, des noms à retenir

Pour finir la journée en beauté, plusieurs Québécois ont choisi d’aller au 5 à 7 du Canada club, un club select pour les Canadiens en Russie. Oui oui directement à l’ambassade, on est big ou on l’est pas ! Du bon vin pour pas cher, on peut pas dire non. Eh pour ceux qui se demandent, malheureusement non, l’ambassadeur n’était pas de la partie😉

Ambassade du Canada en Russie, près de la populaire rue Arbat

Pour terminer, j’ai envie de faire languir Dom (et les autres aussi :P) : le ballet Le Lac des cygnes sera le sujet de mon prochain post.

À la bouffe !

Le voici, le voila, l’article tant attendu sur mon « souper international ». Je dis tant attendu, car j’ai l’impression que mon billet Une touche de poésie a été le plus apprécié. Ça m’a d’ailleurs fait réalisé que je ne vous avais pas encore présenté tous mes copains ici, même s’ils sont au coeur de mon aventure. C’est un peu étrange, je crois que c’est dû au fait qu’ils occupent le place la plus importante de mon séjour, ils font partie intégrante de ma vie, comme ma famille et mes amis du Québec. Mais je rectifie le tir dès maintenant en vous les présentant, mais en aussi vous montrant ce qu’ils ont cuisiné pour l’évènement.

C’est tout un défi de prendre tout le monde et je n’ai malheureusement pas réussi à ce qu’ils soient tous sur la photo en même temps, causé par les multiples allers et venus. Voici donc tout d’abord le groupe de filles et ensuite les autres personnes qui se sont ajoutées au cours de la soirée.

(Note ici, vraiment pas facile de prendre des photos de monde dans une minuscule cuisine, pendant un party, désolé si certaines photos sont un peu bizarres et/ou floues)

Suivant le sens des aiguilles d'une montre : Alex, ma coloc (Autriche), Olivia (Autriche), Olga (Pologne), Marielena (Pologne), Theresa (Allemagne), Marie-Hélène (Québec), Kathleen (Québécoise -amie de Christina en visite à Moscou, elle étudie en Belgique), Irina (Allemagne), Christina (Qc), Ola (Pologne)

Ben (États-Unis), amie de Véronique-Aimée, tête à Alex (j'étais près d'elle pour prendre les photos)

Ben (États-Unis), amie russe de Véronique-Aimée, tête à Alex (j'étais près d'elle pour prendre les photos)

Les Québécoises : Véronique-Aimée, Marie-Hélène, Kathleen, Christina

Gars que je n'avais jamais vu, Eric (Qc), Bout de la tête à Alex

Christina, Emmanuel (Qc) et Carolina (Italie), anciens étudiants de RGGU vivant actuellement à Moscou

Kristina (Autriche), Rathko (originaire de la Serbie mais habite en Autriche, étudiant à l'Université de Moscou)

Thomas et Hubert (Pologne), Visage à Alex, Dos de Theresa

Absents des photos : Yannick (Qc), Maylina et Hubert (Qc) : en voyage en Allemagne, Émilie (Belgique)

Et maintenant, la bouffe !

Souper international

Ma création, un pastiche de la recette de ma grand-maman (le goût était pas mal près de l’original je suis contente) :

Soupe "À la Rita", version russe

Et maintenant les différentes recettes selon les pays :

Team Québec (nous sommes les plus nombreux) : Soupe à la Rita, grilled cheese, chili, club sandwich, salade de fruits

Team Autriche : Salade de patate à la vinaigrette balsamique

Team Pologne : Borsh et boulettes au fromage

Team Allemagne : Salade de légumes et carrés au chocolat

Team Italie (un membre) : Nouilles à la sauce rosée

Team États-Unis (un membre, habituellement c’est la plus grosse équipe aux jeux olympiques !) : Fudge que j’ai malheureusement manqué.

Inutile de vous dire que le tout était absolument délicieux !!!

Et un petit plus : le déjeuner de fête avec gâteau d’Olivia, qui a fêté son 21 anniversaire à Moscou la semaine dernière. Nous nous sommes tous réveillés jeudi dans les résidences avec le parfum du gâteau cuisiné par Alex !

Déjeuner de fête d'Olivia dans notre chambre à Alex et moi

J’envoie un billet surprise parce que je me suis souvenue que j’ai oublié de mentionner un endroit important dans mon précédent message : la visite de l’armurerie du Kremlin. Si vous venez à Moscou, c’est un lieu à ne pas manquer ! On y retrouve tous les trésors de la vie des tsars, du mobilier aux vêtements jusqu’aux somptueux carrosses servant à leurs déplacements. Vraiment, ça vaut le coup d’oeil. Les tsars étaient de véritables stars à leur époque… bon ok j’aime bien le jeu de mot.

Mon coup de coeur ? Assurément les oeufs Fabergé offerts en cadeau à la famille Romanov. Je vous montre une image tirée du web parce que je ne pouvais bien sûr pas prendre de photos. Chacune de ses petites oeuvres d’art comprenait une autre oeuvre d’art, comme par exemple la réplique parfaite d’un train, d’un voilier ou d’une toile célèbre.

Réplique du Transsibérien dans un oeuf Fabergé

Source : http://www.russie.net/russie/art_faberge_inventaire.htm

Promis, dans le prochain message je vous parle de mon souper !

La dernière semaine a été marquée par des visites plutôt chics ici à Moscou. Je me devais donc être à mon meilleur pour visiter un théâtre et une salle de concert… belle excuse pour aller magasiner !

Me voici donc dans une de mes (3) nouvelles robes, achetées dans un « pérérod », c’est-à-dire un passage souterrain permettant de traverser la rue en toute sécurité.

Tenue de ville

Pour en revenir aux choses sérieuses, je n’ai pas beaucoup de visuel à vous offrir pour deux raisons : 1) il fait encore froid donc impossible de prendre des photos à l’extérieur et 2) je ne peux jamais prendre de photos à l’intérieur des endroits chics.

Mais je vais quand même vous raconter en mots les lieux mondains que j’ai visité. Mercredi dernier, j’ai assisté à un concert de piano classique présentant des pièces de compositeurs francophones jouées par une pianiste Russe. Je ne m’y connais pas beaucoup dans ce domaine, mais j’ai particulièrement aimé l’oeuvre d’André Mathieu. Mais en plus, une amie québécoise qui réside avec nous, Lili Bilodeau (que je vous ai présenté lors du billet intitulé Une touche de poésie), est une cantatrice soprano de grand talent et elle nous a interprété de superbes chansons. La touche finale, une version opéra du Vaisseau d’or d’Émile Nelligan était un moment rempli de frissons ! J’aurai la chance de la voir en concert la semaine prochaine. J’ai même pu serrer la main d’un leader politique de l’ambassade canadienne !

Bon pour vous faire plaisir, j’ai triché un peu et j’ai pris une photo de l’endroit.

Salle de concert

Le lendemain, j’ai été voir une pièce de théâtre intitulée Diadia Vania, signifiant Oncle Vania. C’était une longue pièce (3h30 !) en russe, mais la mise en scène en valait vraiment la peine. Les acteurs étaient aussi très talentueux.

La semaine prochaine c’est la semaine de la francophonie et j’assisterai à 3 événements forts intéressants : le 16 mars ce sera la journée des conférences portant sur le Québec. Je vais parler de Paul-Émile Borduas et du Refus global. Le 17 mars c’est le lancement d’un livre de poésie québécois traduit en russe, avec la présence des auteurs et finalement le 18 c’est le concert de Lili.  Le 23, j’irai voir le spectacle le « Lac des cygnes » au théâtre du Kremlin. Pleins de belles découvertes en perspective (et d’aussi belles occasions pour remettre mes robes ;)).

Revenez visiter mon blogue à la fin de la semaine, je vous raconterai comment s’est déroulé mon « souper international ». J’aurai aussi l’occasion de vous présenter mes amis de partout dans le monde qui ont cuisiné des plats typiques de leurs pays !

Eh oui, il y a un an jour pour jour, je mettais les pieds en Russie pour la première fois. J’étais loin de me douter que c’était un événement qui allait faire de Moscou un second chez-moi, un endroit où j’allais venir vivre. Toutefois, sans le savoir, j’ai peut-être aidé un peu mon parcours. Qu’est-ce que je veux dire par ça ?

La réponse se trouve au fond de cette fontaine…

Fontaine

Pour vous expliquer, je dois vous raconter une anecdote. La première fois que je suis venue sur la place rouge avec Simon, nous avons vu cette fontaine, située à deux pas de la cathédrale St-Basile. Intriguée, je me suis penchée au-dessus et j’ai vu qu’il y avait des sous. Je me suis dit que c’était un classique : on jette des sous et on fait un voeu ! J’ai donc pris un sous noir canadien et je l’ai jeté sur la neige. Simon a décidé de passer son tour.

Plus tard, à St-Pétersbourg, nous discutions avec Marie, une jeune fille que nous avions préalablement vu à Moscou. On parle de cette rencontre dans cet article : Le dernier chapitre. Alors que nous étions avec elle et deux de ses amies, elle nous explique qu’il y a une tradition qui veut que jeter un sous dans une fontaine en Russie signifie qu’on va bientôt remettre les pieds de cette même ville… et elle avait raison ! Qui sait, peut-être que c’est le début de nombreuses visites à Moscou ?

Je profite aussi de ce message pour vous dire que j’aime beaucoup recevoir des nouvelles de mes lecteurs. Donc à tous ceux qui se « cachent », écrivez-moi un petit mot, ça me motive à publier des articles plus souvent !

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